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Mardi 31 mars 2009

31 mars, 2009 par admin · Laisser un commentaire 

Pierre Boucher reçoit:

L’unique Gilles Proulx, ont discute de radio, des médias…. et de verdun. :)

Par la suite merci aux intervenants sur la tribune.

Lundi 30 mars 2009

30 mars, 2009 par admin · Laisser un commentaire 

Les dépenses du gouvernement Charest énerve au plus haut point Le Geek.

Le célébrissime Roland de Verdun, nous parle du complot pour affaiblir le québec, des omniprésent nonnistes et de la crise monétaire.

Vendredi 27 mars 2009

27 mars, 2009 par admin · Laisser un commentaire 

Ce soir:

André Pelletier, l’animateur de nuit   »unplugged » sur radio xtrm.

Par la suite intervention des auditeurs.

Et pour le défi Leucan c’est par ici.

http://www.defileucan.ca/participant.aspx?id=9645

jeudi 26 mars 2009

26 mars, 2009 par admin · Laisser un commentaire 

En premiere partie, c’était Mark Skoda de millions de tapis et tuiles qui nous parlait de commerce, de famille et de planchers.

Au téléphone, Jean de Marc de Rimouski et Colt89 qui était…. en feux…

XTRM du mercredi 25 mars 2009

25 mars, 2009 par admin · Laisser un commentaire 

En ouverture: Le geek pete sa coche sur les parcomètres… Et des auditeurs font une indigestion de Georges Thorogood and the destroyers… Musique hawaienne next time…  :)

Ont parle entre de geekeries comme d’habitude…

Par la suite on se rappelle de beau souvenirs de l’humour quebecois…

Le Boss est en vacances… MAIS!!!

24 mars, 2009 par admin · Laisser un commentaire 

fat20guy20-20beach20-20biggerMais nous sommes toujours là. En remplacement de Jean Francois, Pierre « ZeGeek » Boucher, du lundi au vendredi pour les deux prochaines semaines…

Ca pourrais être pire!

De la visite de l’ADQ

20 mars, 2009 par admin · Laisser un commentaire 

mcOn a souvent critiquée l’ADQ mais il faut voir ce que ce parti a a offrir.

A l’aube d’une course à la chefferie, qu’ont dans le ventre les adéquistes. Qu’ont ils a offrir?

Mario Charpentier, Président du parti est sur les ondes d’XTRM et Jeff lui demande ce qu’il a compris de la défaite.

Partage-t-il la même vision que Jeff par rapport au positionnement un peu erratique du parti les dernieres années?

Moi chef… Vous voulez rire?

15 mars, 2009 par admin · Laisser un commentaire 

Vous savez, quand vous parlez dans un micro et que vous avez un certain nombre d’auditeurs, il s’en trouve toujours quelques uns d’étranges. Un animateur de Québec parlait de « ces gens qui aiment trop »

Un de ceux la, Danny Quirion, le Bum Intello qu’il se surnomme, a un blogue. J’avais remarqué qu’il faisait une fixation maladive sur moi mais bon, quand tu es un animateur a succès sur la radio traditionnelle, ca peut toujours aller mais quand tu travailles dans la quasi-clandestinité sur internet; ça a de quoi surprendre.

Le monsieur a écrit cette fin de semaine un texte un peu étrange m’enjoignant de me présenter comme chef de l’ADQ. Texte distribué un peu partout sous toutes sortes d’identités.

Voici ma réponse:

 

 

guignol

Alors comme ca y en a qui dans leur délire veulent que je me présente comme chef de l’ADQ?

 

 

 

 

 

Je vais vous expliquer deux ou trois choses…

 Bon, on va mettre les choses au clair tout de suite parce qu’il y en a qui déjantent pas mal fort ces jours-ci. Premièrement, je n’ai jamais souhaité faire une carrière politique. J’ai été conseiller municipal à la demande de Pierre Bourque en 98 tout simplement parce qu’à l’époque j’étais désolé du déclin de Montréal et je voyais qu’on pouvait le stopper en partie en réduisant le fardeau fiscal des contribuables (il faut rappeler que Doré avait fait doubler le budget de la ville entre 86 et 94). Bourque était loin d’être parfait, c’est un homme qui consultait peu, mais il avait une belle vision de la ville et avait démontré dans son premier mandat qu’il savait tenir tête aux nonistes qui commençaient déjà à pulluler.

Pourquoi j’y ai été? Pour l’aider dans une démarche que je croyais honnête et si a plusieurs conseillers élus comme moi, on pouvait avoir la majorité au conseil eh bien nous pourrions faire un ménage décent dans l’appareil municipal et tenter pour autant qu’une administration puisse le faire, de remettre Montréal sur les rails de la prospérité.

Mon travail à la ville n’était pas le travail d’une « vedette politique ». Je suis un homme de dossiers et c’est parce que M Bourque m’a demandé de présider la commission politique de son parti et une fois élu de m’occuper du dossier des jeunes (mon point sensible) que j’ai finalement dit oui.

J’ai été élu comme un inconnu la première fois par une mince majorité de 32 votes et j’ai été réélu en 2001 (ou les gens avaient le loisir de me juger sur mon bilan) avec 64% des suffrages.

En 2005 avec une ville mortifiée, morcelée où je m’étais royalement fait chier de 2001 à 2005 (outre pour le rôle parlementaire qui lui est intéressant lorsqu’on est à l’opposition) j’ai décidé de ne pas me représenter. Je n’avais pas envie de me magasiner une pension en jouant le roitelet d’un lambeau de ville balkanisée.

N’ayant pas envie de passer pathétiquement ma vie en politique j’ai décidé de me servir de mon année sabbatique pour me partir un petit projet de radio sur internet et de revenir a ce que j’ai toujours aimé, mais aussi toujours refusé d’accepter comme une « vraie job » soit faire de la radio. Début janvier 2006 Radio XTRM est née. On avait fait des tests avant, mais de façon sporadique alors je ne sais pas si je peux prétendre à la couronne de première talkradio internet au Québec, mais je sais que malgré notre petite taille on s’est crée une belle communauté.

 

ADQ

 

J’avais toujours eu un petit penchant pour l’ADQ malgré les prises de position quelquefois maladroites de son chef, même s’il se sentait mal à l’aise dans la chaise du milieu, il fallait que ce parti se trouve un positionnement et change le paradigme souverainiste-fédéraliste qui avait trop souvent et trop longtemps pollué la politique québécoise depuis la Révolution tranquille.

 J’avais déjà assisté à quelques événements de l’ADQ dans les années 90, j’avais aussi voté pour eux depuis leur naissance.

 C’est en 99, je crois, que j’ai décidé de tester le niveau de conviction de Mario Dumont. Alors que notre commission politique (celle de Vision Montréal) discutait de moyens pour Montréal de recommencer a rayonner, nous commençons a délirer sur un vieux rêve inachevé (peut être le seul) de Jean Drapeau: Une Ile Une Ville!

Comme élus montréalais nous souffrions tous du manque de vision du gouvernement du Québec qui maintenant une inutile tutelle sur Montréal et sa banlieue, nous souffrions aussi d’une structurite idiote (conseil de quartier, conseil de ville, conseil de la CUM, etc.) Il m’avait alors semblé percevoir chez Dumont un semblant de sympathie pour la réduction de l’appareil administratif. Le projet de fusion municipale que nous proposions comportait alors une simplification des structures, la division de la ville en 3 à 10 entités administratives (et non en royaume) et le renforcement de la ville centre nous permettant d’obtenir le leadership nécessaire pour compétitionner avec nos rivales que sont Toronto, Boston et même a certains égards, New York.

 Je booke donc une rencontre Dumont-Bourque, à l’Hôtel de Ville. Nous lui présentons les arguments par rapport a la réduction de l’appareil municipal, une meilleure efficience, etc. et au sortir du diner, nous obtenons l’appui de M Dumont pour le projet d’Une Ile Une Ville.

 À partir de ce moment la je m’implique un peu plus a l’ADQ comme militant, mais pas trop parce que j’ai toujours détesté l’attitude de ces élus qui travaillent sur deux plans (ie: qui demeurent conseillers municipaux tout en se présentant au provincial quitte à revenir la queue entre les deux jambes une fois battus) disons que moralement, je ne sais pas comment des gens peuvent expliquer cette situation saugrenue à leurs électeurs, bref, on me demande d’être candidat ADQ en 2003 (alors que je suis élu municipal) et je refuse.

Par contre, j’aide mon ami Stephane Deschesne dans Gouin qui connait bien le monde de l’éducation en sachant bien qu’il se présente dans un des comtés les plus gauchistes au Québec, mais l’important c’est de faire passer le message de l’ADQ pour l’éducation.

Vous vous souvenez probablement du bel élan qu’avait eu l’ADQ en 2002. Les sondages plaçaient ce parti avantageusement, on parle même de plus de 40% d’appuis ce qui est énorme. Que s’est-il passé dans ces années-la? C’est simple: L’ADQ avait un programme de droite. Flat tax (la taxe juste) pas de privilèges pour personne, la fin des lobbys qui contrôlent le gouvernement et l’apparition de mesures prônant le libre choix des citoyens comme par exemple les bons d’éducation.

 Plus la Presse critiquait l’ADQ, plus l’ADQ montait. Plus les syndicats prédisaient l’apocalypse et la destruction du modèle Québécois (yé!) plus l’ADQ montait.

 Mario Dumont a souffert de la maladie des politiciens, il a voulu se faire aimer, il a donc reculé sur ses principes et l’ADQ finit l’élection 2003 à 18% dans plusieurs partis ce score misérable aurait été assez pour montrer la porte au chef, mais étant donné que c’était une progression face au score de 98 les militants se montrent compatissants face à Dumont et lui donnent une 2e chance.

Comme je l’ai écrit plus haut, je quitte l’Hôtel de Ville en décembre 2005 pour fonder XTRM et tester quelques concepts. Je profite de cette tribune pour penser et débattre à voix haute avec les auditeurs et étant maintenant « libéré » de mes tâches municipales, m’implique davantage à l’ADQ d’où j’étais devenu le responsable de Montréal. Il m’était maintenant possible de parler en temps que responsable d’un territoire pour l’ADQ sans qu’il n’y ait de confusion d’avec mes autres fonctions.

En 2005 alors membre de l’exécutif du parti, je confie à Jean-Pierre Arcoragi le mandat d’organiser une grande réflexion sur Montréal et sa région. Plusieurs présidents d’associations et militants engagés se joignent à la corvée et apprécient qu’enfin l’ADQ un parti que l’on qualifie souvent de régionaliste ou de québéco-centriste daigne s’occuper de la métropole (qu’on le veuille ou non, Montréal et sa région forment la moitié du Québec)

Nous rencontrons les plus éminents scientifiques, chercheurs, leaders, entrepreneurs. Nous allons même rencontrer les représentants politiques américains comme le maire de Plattsburgh qui lui n a pas attendu âpres quelque gouvernement que ce soit pour créer le 2e aéroport international de Montréal… sur ses terres! Nous parlons aux gens de Boston, d’Ottawa et nous nous rendons comptes que ces gens qui n’ont pas d’interférences du gouvernement du Québec avaient beaucoup plus de vision et d’ambition pour Montréal que nous même. Nous continuons de gratter, nous rencontrons les plus grands idéateurs de la province et nous nous constations non sans certaine stupeur qu’ils se sont tous fait éteindre par nos nonistes et par notre gouvernement omniprésent.

Après moults tentatives au bureau du chef d’organiser le colloque Montréal (Mario Dumont avait peur de la vague) sauvé par la cloche… Charest va vraisemblablement déclencher des élections au printemps 2007 et comme on aime dire dans l’entourage du chef, « ne brassons surtout pas d’idées à l’approche des élections »

Un peu perplexe face a cette attitude, mais néanmoins convaincu qu’on fera le nécessaire une fois l’élection passée, J’accepte à reculons l’offre de Mario Dumont de me présenter. Non pas que je n’aime pas la plateforme ou les gens qui sont a l’ADQ, bien au contraire, mais tout simplement parce que j’ai parti ma petite entreprise et que j’ai toujours détesté les politiciens de carrière et je me voyais en devenir un.

Cela dit, l’histoire offre parfois une fenêtre ouverte et en cette fin d’année 2006, le changement et le niveau d’écoeurement des Québécois est très perceptible alors après avoir ajusté mes flutes avec Mario concernant la région métropolitaine, l’éducation et SURTOUT la cause des pères et des garçons qui est en train de devenir un véritable fléau social au Québec (échec scolaire, justice inégale, suicide, etc.). Mario Dumont était tout a fait d’accord avec ces principes et ces valeurs et reconnaissait les immenses besoins pour ces causes. Il me complimente même pour le courage que j’ai eu de promouvoir la journée de l’homme au conseil municipal de Montréal, une cause juste selon lui qui doit être menée de la même façon que les féministes l’ont fait pour accéder au travail et obtenir le droit de vote

 Ayant donc l’imprimatur du chef et la « certitude » de ses convictions, je lui dis avant les fêtes que je serai candidat à ses côtés.

Je deviens donc candidat dans Deux-Montagnes. Tout se passe très bien, nous avons une belle petite organisation locale, rien d’énorme, mais un système bien établi pour le pointage et la sortie du vote. Nous voguons allègrement vers la victoire.

Le dimanche 4 mars 2007 alors que je rencontre des citoyens au chic Marché aux puces de St Eustache avec un autre candidat, Martin Otis, je reçois un téléphone de Jean Nicolas Gagné attaché de presse de Mario Dumont, il me demande de rappeler le journaliste Denis Lessard de la Presse. Je m’exécute subito presto. Denis Lessard m’indique que les stratèges libéraux lui avaient pissé à l’oreille qu’ils feraient circuler un montage de mes émissions de radio sur internet dans le but de me discréditer. Je lui dis que c’était sûrement de bonne guerre, mais que de toute façon s’il voulait avoir réponses à ses questions il pouvait me les poser ce qu’il a fait.

Il me demanda ma position sur l’équité salariale, je lui réponds que je suis pour l’égalité depuis toujours et que je suis désolé que la loi ne prenne pas en compte la notion de travail égal salaire égal et que le gouvernement semble favoriser certains corps de métiers au détriment d’autres. Il me demande ce que je pense de la récupération de polytechnique par certains groupes féministes, je lui réponds que c’est effectivement dommage que des groupes de revendication volent le deuil de parents et amis des victimes (le père d’une des victimes m’a déjà confié s’être fait carrément violer son deuil par des groupes de féministes extrémistes) je dis aussi au journaliste ma désolation qu’encore aujourd’hui certains groupes extrémistes veulent encore faire porter l’odieux du geste de Marc Lépine à tous les hommes du Québec..

M Lessard me remercie d’avoir pu l’éclaircir sur ces points de détail, je raccroche la ligne et continue d’aller rencontrer les citoyens… ça sent la victoire.

Je savais qui était Denis Lessard, je sais que ce journaliste est près du PLQ mais je ne me doutais pas qu’il publierait un texte aussi odieux le lendemain. Selon les stratèges libéraux qui voyaient bien que nous gagnions le 450, il fallait bien attaquer celui qui incarnait la percée de l’ADQ dans la région de Montréal, non pas parce que j’étais meilleur que les autres, car nous avoins d’excellents candidats, mais bien parce que j’étais la partie visible et qu’on me voyait souvent dans les médias.

Plante sexiste, misogyne et quoi encore? Jeff Fillion avec qui je collaborais à l’occasion m’appelle tôt le lundi matin. Je venais juste de finir l’article. Comme c’était de mise toutes les semaines (je faisais une revue politique a son émission, même que les communications de l’ADQ, Guy Leroux en tête me demandaient de passer certains messages à son émission, ce que je faisais en bon soldat.)

Fillion m’interroge sur l’article de Lessard, je lui apprends ma surprise, Fillion me confirme en ondes que Lessard est proche du PLQ ce qui explique la teneur et la couleur de son article, Fillion me demande ensuite si j’ai parlé à Dumont ou son entourage, je lui dis non (mais surement que plus tard en journée j’aurais à le faire).

André Boisclair est alors chef du PQ et venait d’avoir une semaine très difficile. Il devait comme tout chef faire un détour par Québec et il savait très bien qu’il devait faire diversion pour masquer la désaffection du PQ dans la capitale. Jeff m’en parle et me parle aussi de Louis Champagne cet animateur du Saguenay qui avait parlé du PQ comme « un club de tapettes » bien que je sois un adepte de la liberté d’expression je dis à trois reprises dans l’entrevue à Fillion mon malaise face aux paroles déplacées de Louis Champagne. Je n’apprécie pas du tout André Boisclair le politicien, mais c’est nul de s’attaquer à son orientation sexuelle.

Par contre, j’affirme (comme l’avaient fait avant moi des gens de média comme le politologue Christian Dufour et l’animateur Richard Martineau) qu’il était extrêmement déplacé pour M Boisclair d’attirer maladroitement la pitié sur lui et de feindre une larme suite aux propos de Louis Champagne alors que ces mêmes propos avaient été tenus… 2 semaines auparavant! Il faut savoir aussi que M Boisclair avait été critiqué énormément par les gens de la communauté gaie de Montréal pour s’être servi d’eux quand ça faisait son affaire pour ensuite les oublier, quand eux avaient besoin de lui. J’en parle de source très sure, je suis le seul élu montréalais à l’époque qui voulait marier les gais, j’avais même publiquement pris position sur de multiples dossiers en faveur de la communauté gaie.

Le surlendemain Martine Biron de radio Canada Titre: Jean Francois Plante en remet, et parle de propos homophobes de ma part

 Say what?

Radio Canada ment deux fois, elle laisse sous-entendre que j’ai été à l’émission de Fillion mardi (soit après avoir rencontré les gens de l’ADQ de comment gérer cette crise) ce qui est faux j’y ai été le lundi matin et laisse entendre sciemment que j’ai eu des propos homophobes alors que je suis reconnu a Montréal pour être assez pas mal gay friendly… qu’importe y’a une job de bras à faire. Quand t’es à droite il est décrété que t’es sexiste misogyne, homophobe redneck et que sais je encore.

 Le lundi ou est sorti l’article de Lessard on discute avec le dg du parti Jean Simon Venne, avec les responsables de la communication, il est entendu que je ferai quelques entrevues en compagnie de Guy Leroux lui-même responsable des coms, nous allons donc au 98.5 a TVA, à Global. À chaque entrevue, M Leroux m’accompagne.

Les communications ont de l’avis de plusieurs très mal géré ce dossier, il suffisait de dire que non, M. Plante n’est pas sexiste bien au contraire, il animait une émission de débats ou les propos sont souvent colorés et jamais il n’a tenté comme le laissaient faussement croire les libéraux de « banaliser » polytechnique bien au contraire, la banalisation c’est de justement récupérer un événement pour faire suivre un agenda politique.

 Le mercredi alors qu’il est entendu avec le parti que nos entrevues étaient faites et que l’on devait passer a autre chose (il y avait quand même une campagne nationale) Benoit Dutrizac qui avait une émission de fin de soirée a TQS va au bulletin de JL Montgrain et annonce qu’il reçoit Jean-Francois Plante candidat de l’ADQ… Petit problème, jamais je n’ai été booké pour aller à son émission. Pris de panique, Jean Simon Venne m’appelle, je lui dis que non, je n’ai même jamais parlé aux gens de l’émission de Dutrizac et que si je l’avais fait je les aurais de toute façon référés au parti comme convenu!

Le soir venu, Dutrizac dit me recevoir et présente a ma place un poulet (pour me traiter de chicken) alors que je le rappelle, jamais je n’ai eu de contact avec des gens de son équipe.

Le lendemain coup de fil paniqué d’Alain Sanscartier chef de cabinet de Dumont qui me dit que suite à l’affaire de Dutrizac le lien de confiance est brisé. Je demande à parler à Dumont qui me confirme la même chose, je lui parle de la défense assez molle qu’il a offerte à son candidat et je vois bien qu’il est conscient que toute l’organisation l’a échappé solide en paniquant. Je vois bien que c’est en train de devenir un freak show, ça me fait royalement suer pour mes collègues qui eux ont des messages à passer. Devant ce psychodrame mal géré, on s’entend, je retire ma candidature.

Je file au studio de Gilles Proulx (je lui réserve l’exclusivité de ma démission parce que je sais qu’il fera de cette nouvelle un travail honnête) et lui explique les raisons et lui explique l’évident manque de professionnalisme de Benoit Dutrizac et du mensonge qu’il a fait la veille. Ô surprise, Dutrizac appelle. Je le confronte et lui demande pourquoi il a menti et qu’il prétendu que je serais a son émission… il répond « c’était une joke! » Gilles Proulx lui passe un savon pour son manque flagrant d’éthique et maintenant que je suis libre comme l’air, je le confronte et lui dit. Tu veux tant que ça me recevoir, maintenant je ne suis plus candidat alors je serai à ton studio cet après-midi… Dutrizac n’a d’autres choix que d’accepter.

Pendant la durée de son émission, c’est un Dutrizac mal préparé et pensant recevoir un « redneck de droite » qui anime, je lui réponds calmement, mais assurément. (on peut trouver cette entrevue sur YouTube et dailymotion) surtout, je démonte un par un ses arguments ridicules. Dans les quelques jours suivant mon départ de la campagne, je reçois des milliers de lettres de sympathisants adéquistes désolés de la tournure des événements d’écus de l’attitude de Dumont et de sa faiblesse a défendre l’un de ses soldats. Je mentirais si je disais que je n’ai pas été déçu moi aussi de Dumont et de la faiblesse de son équipe de communication.

Plus tard j’ai appris que pour faire du « damage control » a l’interne les gens de coms ont inventé le fait que je serais sorti dans les médias sans la permission du parti et que c’est pour cette raison que je ne suis plus des leurs… Cette version ne survit pas à l’épreuve des faits, à chacune de mes sorties Guy Leroux était présent, témoins à l’appui. La seule que j’ai faite sans lui c’est Paul Arcand parce que c’était trop tôt pour qu’il y soit physiquement. D’ailleurs, Paul Arcand lui-même ne semblait pas comprendre d’où venait cette panique, car mes propos étaient partagés par de nombreux journalistes et analystes politiques.

Ce n’est que par la suite que j’ai appris que l’entourage de Dumont avait du noircir mon portrait pour justifier ma « mort » comme candidat. C’était plus facile de tuer Jeff Plante que de dire que l’organisation l’avait échappé.

 Non seulement j’avais pris un hit comme soldat, mais je venais de me faire poignarder par le général.

Fort de leur quasi-victoire en 2007, les mêmes gens qui l’ont échappé se sont gonflé le torse et se sont approprié le score étonnant du scrutin. Ce qu’ils ignoraient c’est que le résultat était beaucoup plus une contre-performance conjointe des libéraux, mais surtout du PQ qu’une victoire de l’ADQ.

Pendant un an et demi ces mêmes gens qui entouraient Mario Dumont se son mis a penser qu’ils étaient de véritables stratèges politiques. Ils se sont mis en tête de séduire tout le monde et que vu que les éléments de droite avaient quitté le bateau, il serait plus que temps d’aller conquérir le centre.

Malheureusement, on n’abandonne pas sa base politique sans en payer le prix. En décembre 2008, les Québécois ont rappelé l’ADQ à l’ordre.

L’ADQ ne sera jamais plus nationaliste que le PQ, l’ADQ ne sera jamais plus centriste que le PLQ. L’ADQ avait une niche, l’ADQ a renié ses partisans pour faire plaisir au mainstream. Le mainstream ne supportera jamais l’ADQ. L’ADQ était auparavant le remède au Mainstream, il fait maintenant partie du bobo en n’ayant plus de vision claire. Certains dumontistes vont m’en vouloir d’écrire ce que j’écris, mais pourtant cela fait bien plus d’un an que je le dis. Ne le prenez pas de moi, prenez-le de tous ceux qui ont profondément aimé ce parti, mais qui l’ont quitté découragés, écoeurés, vidés de patauger dans la choucroute en se demandant s’il fallait favoriser telle ou telle mesure protectionniste, se demander combien on pourrait donner plus d’état à un Québec déjà surgouverné.

J’ai toujours conservé des liens avec des membres de l’ADQ, plusieurs y sont venus grâce à mes bons soins d’autre que j’ai côtoyé au gré des différents événements. Certains me parlent ouvertement d’autres en cachette de peur du courroux du grand patron certains autres regardaient au plafond parce que c’est plus simple comme ça.

Un auditeur un peu bizarre de mon émission propose que je me présente comme chef de l’ADQ.

Pourquoi?

La dernière fois que j’ai été faire campagne au provincial, ma blonde a failli faire une fausse couche en mars 2007, mon père a fait un sévère infarctus la même semaine (âpres avoir entendu de la bouche de Bernard Derome que le soussigné avait du quitter suite a des propos sexistes et homophobes).

Pourquoi j’aurais envie de me détruire la vie davantage?

Je n’ai jamais entretenu même dans ma vie politique active quelque intérêt que ce soit à diriger un parti politique. J’aime la vie, j’aime la liberté j’aime les gens. La radio me donne amplement de ce quoi dont j’ai besoin.

Contrairement à l’affirmation stupide et gratuite de l’auditeur en question, je n’ai jamais prétendu être « populaire » à l’ADQ ni ailleurs. Le mot popularité ne fait pas partie de mon vocabulaire, il fait plus partie de celui du maire d’Huntingdon, mais ça, c’est un autre débat :-)

J’ai plusieurs amis dans ce parti, très certainement aussi des gens qui ne m’aiment pas ou qui ne partagent pas ma pensée. D’ailleurs quand je vois que d’ex-élus se font courtiser par le Bloc,et le PLC, ça confirme exactement le vide idéologique dans lequel a sombré ce parti. Je n’ai ni la force ni l’énergie pour combattre les moulins à vent.

Je ne suis pas un leader charismatique, je n’ai pas d’appuis qui me permettraient de faire une campagne digne de ce nom, je n’ai pas de fortune personnelle qui me permettrait de vivre pendant que je fais de la politique bénévolement, je n’ai pas le talent de dire sans dire, de parler sans parler, de dire une chose et son contraire.

Il y a des domaines où je suis prêt à investir de mon temps, de mon fric, de mon énergie et de mes tripes, la politique n’en fait pas partie. Si un parti crédible de droite venait à naitre ou à se matérialiser à l’ADQ j’irai peut être aider, mais la politique j’ai donné, merci bonsoir.

J’ai vu qui étaient mes vrais amis quand l’épreuve est passée

Je n’ai pas besoin d’autres amis circonstanciels, merci.

J’aime ma blonde, j’aime mon fils, j’ai une famille à bâtir, j’ai une vie à vivre et j’ai déjà pas mal trop de cheveux gris.

S’il y a une chose que je désire, c’est d’être libre et que les gens autour de moi le soient aussi. J’ai vu que le parti qui semblait promouvoir cette valeur a échoué lamentablement le test de la cohérence.

D’autres le feront mieux que moi. J’en suis convaincu.

Jeff Plante

 

PS: Si des gens veulent en jaser, un lien a été exceptionellement ouvert à ce sujet sur République de bananes, on peut y accéder en cliquant ici

Qu’est ce qu’un contre-pouvoir?

11 mars, 2009 par admin · Laisser un commentaire 

Message de Jeff:

Je vous ai souvent dit combien j’aimais le peuple américain et surtout combien il se sont donnés une constitution et une façon de penser qui place le gouvernement au service des citoyens et non l’inverse.

Cette mentalité apparait aussi dans ce petit video de la chaine Foxnews (tant honnie de nos médias gauchistes québécois que Videotron n’ose même pas la diffuser) Ce petit exemple vous démontre toute l’utilité d’un contre-pouvoir.

Syndicalisme et mafia.

11 mars, 2009 par admin · Laisser un commentaire 

Aujourd’hui Martin Masse affirme sur le Québécois libre que:

Il y a longtemps que nous dénonçons, dans le QL, cette institution fondamentalement liberticide et réactionnaire que sont les syndicats. Les syndicats fonctionnent sur le modèle du racket de protection. En échange d’une «collaboration» avec l’employeur pour faire fonctionner l’entreprise de façon minimalement rentable, les mafias syndicales peuvent siphonner financièrement des employés captifs, imposer diverses conditions de travail improductives, et entretenir une clique de parasites dont la seule fonction est de gérer ce rapport de force sous le prétexte fallacieux de «défendre les travailleurs».

Ce qui distingue les syndicats des organisations criminelles est que les premiers disposent de privilèges légaux considérables pour légitimer leurs actions, mais la méthode est essentiellement la même. 

La suite du texte ici..

On peut écouter l’entrevue dans la section best of

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